19 mai 2007

On Déménage...

Les VENDANGES POETIQUES de la CAUSE DES CAUSEUSES désormais, c'est ici  (CLIQUEZ sur le LIEN CI DESSOUS et A Bientôt ! )

http://vendangespoetiques.blogspot.com/

Contact MAIL : causeuses@gmail.com

Adresse Postale:

VENDANGES POETIQUES

                                   de LA CAUSE DES CAUSEUSES

                                   " Le Clos Fleuri"

                                    67, Avenue VIVIANI

                                     69008  LYON

11 avril 2007

Poste Restante 1

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13 février 2007

La Densité des Jours, VENDANGES POSTALES & POETIQUES 2007, Mode d'Emploi

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Dessin de Liz [c]
http://littlefroggy62.canalblog.com

LA CAUSE DES CAUSEUSES reçoit ces jours-ci les premières LETTRES & CARTES  des VENDANGES POSTALES & POETIQUES   2007 qui vont être mises en ligne à la fois sur ce blog d'origine et sur le blog spécifique VENDANGES POETIQUES. Cela fonctionne comme un ATELIER PERMANENT  jusqu'à la   Fête des VENDANGEURS  en OCTOBRE ,où chacun fait  librement appel à sa créativité et son goût pour l'échange épistolaire.

*

Comme l'a souligné maintes fois Michèle REVERBEL ( " Je vous écoute écrire"), adepte volubile et pleine d'humour  dans ce qu'elle appelle encore "PRESENCES D'ECRITURE",  il suffit de mettre à disposition du matériel concret d'écriture et de poser la question faussement naïve : "  Vous avez bien quelqu'un à qui vous auriez bien envie d'écrire ? ", et  la magie de l'invite s'enclenche. Bien sûr, il s'agit ici de courriers ludiques n'ayant pas d'enjeu personnel trop important, ce qui n'empêche nullement le jeu des émotions , et l' utilisation d'une palette sensible aux impressions du moment.  La consigne est toute simple :  envoyer quelque chose qui nous fait plaisir et qui  pourrait faire plaisir à quelqu'un d'autre en  alliant les possibilités techniques réelles et virtuelles ( ordinateur et blog). On envoie la lettre en "vrai" à l'adresse qu'on a ou on la fait passer par celle de

LA CAUSE DES CAUSEUSES   - VENDANGES POETIQUES  2007,

67,  avenue Viviani , 69008  LYON .

Il existe à chaque envoi une version  VIRTUELLE  de l'envoi en IMAGE  JPG accompagnée du texte . En OCTOBRE tous les courriers reçus disponibles  seront exposés sous leur forme originale ou leur copie scannée.

*

Sur le Site WASHI  de la Marraine 2007  Sophie VALENTIN, vous trouverez facilement  de quoi  trouver les idées créatives qui pourraient vous faire défaut et surtout l'envie d'oser ce type de correspondance  qui n'est pas réservée qu'aux artistes ou écrivants ayant pignon sur rue... L'ARTISTE  n'est dans ce contexte qu'un passeur et un incitateur bienveillant...

*

Jugez-en ci dessous :

Le Blog de WASHI

http://washi.over-blog.com

*

Les Blogs de

Stéphanie Miguet 

http://postenomade.over-blog.com/

http://stephaniem.over-blog.com/

*

  A bientôt

J'ai choisi ...

Armand_visage

*

Je n'ai pas su

choisir

Je m'adresse à tous

tes visages.

*

A qui écrire ?

Pour_armand_dupuy

*

Lyon le 30/1/07

*

A qui écrire ?

Au poète ?  Au peintre ?

A l'Ami ?

L'important c'est de

donner aux Lettres

leur absolue saveur

d'embrasement des liens

qui tiennent le quotidien

en Altitude   -  Bises  -  Mth.

*

Le_sommeil_brancusi

03 février 2007

Lettre Ouverte , envoyée en Poémie Amie ,

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*

Tu vas probablement te reconnaître dans ma voix d’aujourd’hui .il n’y a pas d’autre façon possible de vivre dans les mots quand le temps vire au poème sans qu’il n’en soit rien décidé à l’avance. Je viens de me réveiller sur un rêve marécageux et je suis tout de même heureuse de constater que j’ai les pieds au sec. Mon vieil oncle disait l’autre jour que c’était la partie de son corps qu’il massait le plus souvent... Cela nous a fait sourire et … envie. Qui prend le temps aujourd’hui de soigner ses pieds en se levant le matin ? On s’occupe en priorité du visage, tenus que nous sommes de le défroisser avant d’affronter tout ce qui nous entoure, nous cerne plutôt… Tous ces regards qui évaluent le degré de présence ou d’insignifiance. J’ai décidé secrètement d’accorder plus d’attention aux pieds des gens qu’à leur visage renfrogné ou plaintif. Je ne devrais pas , je sais, c’est indiscret je le sens. Personne ne se promène volontiers pieds nus en hiver, mais j’ai la conviction que tu comprends cela. Peut-être à tort ? Tu me le diras si tu veux. En attendant je te retranscris ce poème d’Armelle  CHITRIT , une petite bouture vigoureuse de femme que j’ai rencontrée, par hasard,  chez mes libraires l’autre soir, et qui écrit des choses qui me touchent. Elle enseigne je crois, mais il faudra que je regarde aussi comment elle se chausse en poésie. Elle a écrit sur DESNOS .  C’est une belle découverte. Une de plus vas-tu me dire… Je sais que tu n’aimes pas quand j’agrandis mon cœur en arpentant les dunes de la parole ouverte, mais tu ne me changeras pas… Il y a tant de paroles pleines à cueillir sous la plante de tous les  pieds qu’on rencontre dans une vie… C’est parce que tu le sais que tu ne cesses jamais vraiment de me le reprocher en sourdine…Tu voudrais en faire autant parfois et je sens que tu hésites. Tu as peur de quoi exactement ? J’espère que tu m’expliqueras un jour sans monter sur tes ergots. Tu n’as, tiens ! qu’à faire le poirier plus souvent pour ma soif, et pourquoi pas pour ceux et celles qui l’ont chronique et inguérissable leur sécheresse profonde… Je n’avais pas prévu de te dire tout cela, mais je vendange toujours ce que je peux grappiller dans mon quotidien pour te l’offrir… J’espère que tu ne m’en voudras pas. Et pour me faire pardonner , si c’est possible… Je t’offre  en Post-Scriptum ce passage d’ Armelle  CHITRIT , KANUTSHUK,  Poème introuvable [Extrait] p.13-14, j’ai revu mentalement son visage très expressif en le relisant pour toi. Et ça m’a fait plaisir… Je t’embrasse les pieds (sur le dessus) comme on le fait pour faire rire les tout petits lorsque on prend le temps de les tenir au creux des paumes et qu’ils ont l’air heureux. Ceci n’est pas une déclaration d’amour ( On ne sait jamais avec toi comment tu vas prendre les métaphores …) A te lire. 

*

Causeuse Lambda .

*

P .S.  Est-ce que tu écris tes livres avec les pieds parfois ?

*

*

*

Berçons l’attente

dans ce nouvel espace

car rien ne paraît dans la lettre

que ce creux de blancheur

qui décèle l’existence

*

comme un ventre

chaud de feu

tout serré d’invisible

*

Dans le silence de la perte

Les mots sont rassemblés

Ils clignent. Ô pupilles,

Qui pourfendent l’espace

Et se dispersent

Comme les yeux des chats de Baudelaire

*

Ils font un somme ou deux

Dans la corolle des dictionnaires

Quant à la syntaxe passe nue

En quête de lits de corps

Elle voit que la mémoire

Bourdonne comme un rucher

D’où nos rêves repartent

Un à un.

Elle ne dit rien

*

[…]

*

Quand le corps vient

pour épier l’écriture,

les grands dangers

sont invisibles

*

*

*

Ils montent sous la peau des murs

Ne laissent échapper aucun cri

Les pans ne parlent plus : ils tombent

Sans aucun bruit.

*

L’odeur étrange de tout ce qui se tait

N’éveille pas de panique

*

*

*

19 janvier 2007

RICHARD G. DE PASSAGE A LISBONNE

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Richard G . d’ AVANT LA LETTRE

( C’était prémonitoire … Hé ! Hé ! )

est un épistolier qui s’ignore,

il voyage beaucoup et a une écriture

extrêmement belle et argumentée.

Il nous rapporte des images à tomber

évanoui(e)s par terre ( surtout les

filles à la peau pâle…) et il prétend

qu’il n’aime pas écrire des cartes postales.

Nos Vendanges Poétiques 2007 lui sont

donc ouvertes en priorité, il m’a promis

quelques timbres d’ailleurs…

«à défaut d’éloquence»

( Chanterait Alain Bashung… )...

sur les cartes postales auxquelles

tous et toutes pouvez répondre

selon votre inspiration d’art postal.

*

____________________

Adresse du Site AVANT LA LETTRE

http://richardg.blogs.com/avantlalettre/

15 janvier 2007

LANCEMENT DES VENDANGES POSTALES ET POETIQUES 2007

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Lundi  15 Janvier 2007 ______________

Aujourd’hui débute la nouvelle version de VENDANGES POETIQUES proposée par le Site de LA CAUSE DES CAUSEUSES . Elle se déroulera jusqu’à nos Retrouvailles du Samedi 20 Octobre 2007 où tous les Vendangeurs et Vendangeuses disponibles pourront avoir la joie inédite  de passer de l’Art Postal Virtuel à sa découverte  Incarnée et Exposée.

Cette Année, nous écrirons et concevrons des courriers poétiques dont les destinataires sont  librement choisis, il peut s’agir aussi de Destinataires Imaginaires.  La Cause des Causeuses sert désormais de Boîte Postale Poétique qui préserve l’anonymat de ceux qui le souhaitent et l’adresse que vous voudrez bien lui communiquer ( Elle est obligatoire pour pouvoir participer aux    Vendanges ).

*

    La Cause des Causeuses va devenir une Association Lyonnaise et à ce titre son répertoire de Vendangeurs sera déclaré à la C.N.I.L. . Vous pourrez à tout moment demander à consulter le contenu des informations nominatives vous concernant, et demander sa suppression . Les statuts de l’Association vous seront communiqués ultérieurement.

*

     Nous étions déjà les Amis des Poètes et des Peintres, mais c’est avec un immense plaisir ; et un immense appétit… que nous ouvrons cette année La Cause des Causeuses aux Illustrateurs et aux Plasticiens, dont le travail formidable et inventif est souvent peu connu du grand public . Nous n’hésiterons pas à mettre le maximum de Liens sur leurs Sites et de favoriser les échanges entre eux et les autres partenaires en Poémie Amie.

. Nous attendons également les Musiciens , les Danseurs et pourquoi pas les Acrobates...pour la Rencontre d'Octobre et avant pour des Lectures...

*

                Je remercie particulièrement  Sophie Valentin et son Site WASHI qui a généreusement accepté d’être la Marraine Virtuelle de ces Vendanges Postales 2007 .

*

     A tous et à toutes , je souhaite des Vendanges Fructueuses pour ce crû et le goût de l’échange poétique au plus haut niveau de la connivence artistique et conviviale.

*

Pour Envoyer vos Contributions et vos Commentaires vous avez cette Année deux Solutions :

1/ Adressez vos Courriers d’Art Postal Poétique

à l’adresse ci dessous :

  LA CAUSE DES CAUSEUSES

Vendanges Poétiques 2007

«  Le Clos Fleuri «

67, Avenue VIVIANI

69008  LYON

2/ Adressez vos  Reproductions  de Courriers et les Photos Eventuelles de vos Réalisations en format JPG  à l’adresse mail ci-dessous : causeuses@gmail.com

*

IMPORTANT : Le code de courtoisie dans les échanges sera soigneusement préservé et toute atteinte à ce principe donnera lieu au minimum à une mise en garde par mail privé et à la neutralisation éventuelle de l’ U.R.L. d’envoi . Ce site n’est formellement pas un forum de débats, et il ne vise que la mise en valeur de la capacité créative des intervenants pouvant donner lieu à des rencontres d’excellente vivacité poétique.

___________________________ * « Et voilà ! Le rouet tourne que c’est merveille. La pelote commence à grossir, à grossir et nous la verrons d’ici peu de la taille d’un cœur. » * […] « La grandeur et la signification des choses résultent du degré de transcendance qu’elles renferment. Seule cette qualité impalpable, lumineuse, halo de l’apparent qui les matérialise, leur donne la pérennité . » * […] * « L’Universel, c’est le local moins les murs. C’est l’authentique qui peut être vu sous tous les angles et qui sous tous les angles est convaincant, comme la vérité. » * * * _______________ Michel TORGA – L’Universel c’est le local moins les murs – Trás-os-Montes William Blake & co. – Barnabooth, Edit.1994, p.12,19,25.

27 novembre 2006

A Cause des Causeuses

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*

Lyon le 27 Novembre 2006

*

Ma chère Washi,

C'est  un peu à Cause des Causeuses de Camille Claudel que ce blog est né en Janvier 2005. De fait, il est passé du réel au virtuel ,et maintenant je pense qu'on peut tracer de nouvelles petites routes créatives entre les deux.  Dès le départ il s'agissait de mélanger nos mots, nos regards , nos petits bricolages inventifs, nos projets de lecture, d'écriture et pourquoi pas d'édition artisanale. Tout cela a bien mûri ,et la deuxième édition des Vendanges Poétiques a encore élargi le cercle des Causeuses et des Causeurs ... Ils ignoraient probablement au départ leur  pouvoir commun de cultiver les connivences dans lesquelles nous sommes aujourd'hui. Te dire que j'en suis ravie est insuffisant. Et je voudrais conserver ici ce bel esprit d'aller et venue qui  a permis ces superbes rencontres fructifiantes.

Demander à des plasticiens et à des illustrateurs de nous rejoindre me semble une évolution intéressante pour décloisonner sur le net les formes d'expression, et tenter une sorte de métissage des  savoir -dire  et des savoir-faire.   Je pense  tout aussi important de ne pas opérer de hiérarchie ostentatoire des talents et des statuts  qu'ils soient professionnels ou non. J'aimerais qu'on dépasse, même modestement, le clivage entre ceux qui produisent et ceux qui achètent les livres et les oeuvres d'art . Créer n'empêche pas de vendre, mais vendre ne doit pas empêcher de troquer , voire même de donner... Le bénévolat rend libre de s'allier avec les limites personnelles que l'on souhaite y mettre.   C'est l'ambiance de Vendanges presque perpétuelles ... qui correspond  le mieux au projet de la Cause des Causeuses. Et ces petites bonnes femmes penchées sur leurs confidences  ne sont là que pour donner de leur voix au concert du monde et à toutes ses partitions.

    Si je t'ai choisie pour Marraine cette année, c'est parce que tu aimes l' Art Postal et que j'aimerais que les Causeurs et Causeuses ne se contentent plus de  cliquer pour échanger leurs poèmes, leurs textes et leurs courriers. Ce sera aussi une ruse pour contenter la Marraine de l'année dernière Michèle Reverbel Ecrivain Public, qui se revendique joyeuse  réfractaire à la technologie moderne ... mais gourmande de lettres et de cartes reçues avec lesquelles elle fait des expositions  magnifiques ( Grigny 2005)...Très connue pour ses ateliers d'écriture et maintenant plus ou moins en retraite. Mais qui réclame des lettres...

Alors comment réunir les méthodes ?

En proposant peut-être ce Silo Virtuel pour rassembler les envois, c'est la visibilité des correspondances poétiques que je souhaite ensemencer cette année. Les courriers auront donc un double destin : envoyés « pour de vrai » en réel et repris , en virtuel. Les expéditeurs et les destinataires se choisissent et ils acceptent de mettre en ligne leurs lettres rehaussées en Art Postal... Ensuite tout ce qui sera disponible sera exposé et consultable en Octobre...Selon les possibilités, nous essaierons d'aboutir à un nouveau Livre d'Artiste commun qui sera le nouveau livre d'or en temps réel de récolte... La recherche des modalités pratiques se fera lorsque le projet sera bien lancé et de bonne vigueur.

De toi on attend toutes les idées que sauront induire ce thème très ludique , je te rappelle  celui-ci pour qu'il s'imprègne petit à petit  en toi et  rencontre tous les autres...

*

" L'ART POSTAL

          DU REEL AU VIRTUEL

                            /  CONTROVERSES & VERSOIRS "

*

Dis nous ce que tu en penses et comment tu vois les choses avec ton champ de compétences. Merci ! Et à te lire,  avec mon estime. 

***

Je souhaite ardemment qu'il trouve ton écho fréquent et celui de toutes et tous.

                                                                                             Mth P

25 novembre 2006

LETTRE RÊVE à MARTA

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*

Photo Mth Peyrin 25/11/06  Poupées de cire , Poupées de son [c]

*

Ma chère Marta,

On apprend ici la "drôle" de nouvelle... Ainsi tu ne nous attendais que pour nous dire Adieu et bien sûr on ne s'y attendait pas... C'était tellement inattendu qu'on a cru à l'une de tes blagues. Mais il a bien fallu se rendre à l'évidence, tu avais pris la cendre d'escampette et nous on est restés à bader devant l'horizon vide sans imaginer une seconde qu'on était dans la réalité réelle. C'est incroyable de voir comment les gens apparaissent et disparaissent vite dans nos vies... On dirait des mirages en accéléré ! Heureusement qu'on a quelques images et quelques lettres un peu précieuses à se mettre sous la rétine ,sinon on porterait plainte  immédiatement au bureau des pleurs et récriminations. Déjà qu'ils sont saturés et qu'ils ont des horaires  de grincheux [ on aimerait pas avoir affaire à eux... c'est carrément la honte comme ils nous traitent en file indienne et il faut pas moufter ou ils appellent des vigiles du maintien du silence qui chaussent au moins du 59 ! ], il faut  donc se débrouiller  entre nous trois et trouver une combine pour ne pas t'en vouloir à toi. Dis, on peut utiliser ton cirage maintenant ? Et ta raquette , tu la laisses à qui ? T'es pas très maline d'avoir rien écrit... Nous on va se chamailler, et Picasso va encore nous croquer un portrait d'enfants mal embouchés... La réputation ça n'a pas trop d'importance mais si on veut faire rentrer des finances on est obligés de faire attention à ce qu'on dit. Picasso s'en fout parce qu'il se moque de tout le monde et même de lui même quand une eau de gouttière lui dégringole sur la crinière.Mais il a raison de rire parce qu'autrement... ça plombe le moral de te perdre sans rémission. Là où tu es ,penses à la poupée que tu as laissée sur notre balcon... On dirait qu'elle dort mais la voisine a chuchoté que c'était beaucoup grave... Elle est peut-être profondément amoureuse et elle s'est désertée, d'où ce teint de porcelaine pas très net net et ce ouhlala ! qu'elle nous fait avec son bras... On l'a retrouvée il y a quelques heures dans une rue du centre-ville, elle avait fugué et on se demande comment elle a fait pour arriver si vite dans cette lettre... Mais il ne faut poser que des réponses maintenant , parce que les questions s'emboîtent dans d'autres questions et ça fait des pyramides de questions... Et les pyramides de questions c'est plus encombrant que les pyramides de chocolats ferrero qui fondent très vite dans nos bouches... Si tu en veux pour Noël on ira à Tombouctou t'en chercher... Mais si tu ne manges plus de chocolat ça fait rien... On ira chercher des petits coeurs en pâte d'amande et du rapé de noix de coco pour les envelopper... On fera ça bien tu verras... On t'aime bien même si tu es une abominaffreuse lâcheuse... On t'embrasse dans le vent...

*

Nous et Picasso qui est juste de passage...

20 novembre 2006

Annonce 12 Décembre, Mardi d'Isabelle avec Armand DUPUY et Jean-François PERRIN

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Photo Mth Peyrin - Pollionnay 2006
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Les mardis d'Isabelle accueillent
mardi 12 décembre à  20 h,
35 rue Sainte-Hélène 69002 Lyon, métro Bellecour,
Armand Dupuy et Jean-François Perrin, poètes.
Venez nombreux les rencontrer, les découvrir, relayez l'information.
Formule habituelle : 1 euro et un grignotage ou une boisson
Amicalement, Anne-Lise.

18 novembre 2006

tu fais taire le brouhaha, Charles Juliet

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Les Mains de Charles Juliet - aux Editions Sang d'Encre 

Illustration originale de Tanguy DOHOLLAU choisie et offerte  le 8 Novembre 2006 à Charles Juliet.

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Les Mains de Charles Juliet - aux Editions Sang d'Encre

Illustration originale de Fanny BATT  choisie et offerte  le 8 Novembre 2006 à Charles Juliet.

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Les Mains de Charles Juliet - aux Editions Sang d'Encre 

Illustration originale de  Fred BONNA choisie et offerte  le 8 Novembre 2006 à Charles Juliet.

*

Photos  Mth PEYRIN (c) - 7 Novembre 2006.

*

*

LES MAINS DE CHARLES JULIET - édité chez Jackie PLAETEVOET  / SANG D'ENCRE

Recueil de poèmes dédiés  de  Mth PEYRIN  & Armand DUPUY

ILLUSTRATIONS de Fanny BATT, Tanguy DOHOLLAU et Fred BONNA.

Préface   Marie-Ange SEBASTI , Postface Mohammed EL AMRAOUI

Tirage limité à 100 exemplaires ( Commande à l'Editrice)

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Photo R. PEYRIN (c)- 8  Novembre 2006 - Théâtre de Vénissieux (Rhône)

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_______________________

*

*

*

tu fais taire

ce brouhaha

ces voix

ces rumeurs

*

tu voiles de brume

tout cela

qui ne peut

que dévorer

l'oeil

*

et tu gravis

la pente

*

t'établis

en amont

*

et là

blotti

dans l'oeil-berceau

sourd et aveugle

tu attends

que te gorge

le murmure

de la source

*

*

*

ne doute pas

*

ne doute plus

*

va ton

non-chemin

en silence

*

rends-toi

sourd et

aveugle

pour mieux

assurer

ton pas

*

*

et de temps

à autre

fais halte

en un poème

où s'accomplit

la convergence

*

______________

*

Charles JULIET , L'oeil se scrute, fata morgana, 1976.

*

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Anne de Boissy , interprète fabuleuse de LAMBEAUX, en conversation autour des peintures des MAINS DE CHARLES JULIET, avec Fred BONNA et Armand DUPUY - 8 /11/06  Théâtre de Vénissieux - Photo Mth Peyrin (c)

16 novembre 2006

Les courbatures sentimentales

*

Les courbatures sentimentales sont les preuves

d'un amour consommé

__________

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___

Photo Mth P -  La Mariée Orange  - Ain  2006 (c)

*

_______

C'est rien ?

C'est fait !

La brillance des vitres

absorbe un air fringant

*

C'est rien ?

C'est fait !

Une pensée s'installe

au moment du départ

*

C'est rien ?

C'est fait !

Un baiser très ancien

transperce la mémoire

*

On attend le suivant.

*

_____________________

Les Courbatures Sentimentales (Inédit)  Mth Peyrin 2006

12 novembre 2006

Les Vendanges Poétiques 2006 se prolongent avec Françoise Urban-Menninger

J'ai précisé à Françoise que le  mot "âme "n'était pas dans mon champ lexical spontané et que je lui préférais sans ambiguité le mot "coeur" plus laïque , ¨concret et fonctionnel dans le langage métaphorique universel . Mais ne pas vouloir fouler ensemble des sentiers de convergence dans l'acceptation non complaisante des "styles" de croyance serait une erreur dans la profusion et la résurgence actuelle des valeurs d'appartenance communautaire. Je me sens plus que jamais portée à ne pas confondre religion et spiritualité telle que tout un chacun peut se la fabriquer pour gouverner sa vie de façon intègre et bienveillante pour les autres comme pour soi. La générosité qui n'a pour moi ni religion obligatoire, ni frontière, est un credo absolu... L'or des mots partagés est aussi celui des vignes à l'automne, promesse de convivialité ouverte dans un monde aux comportements autistes...

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*

L'OR DES VIGNES

*

l'automne vendange les âmes

dans sa hotte de ciel

où tout l'or des vignes

ruisselant de lumière

s'offre dans la coupe du jour

*

les lèvres trempées

dans le vin de la terre

le soleil s'abreuve

à  la racine du monde

où mûrit le silence

*

Françoise Urban-Menninger

11 novembre 2006

Annonces, Lucie Petit(es)...

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Lucie PETIT (c)

10 novembre 2006

A tout hasard, écrit-elle… Françoise Urban-Menninger

«  Bonjour, je vous envoie à  tout hasard l'un de mes poèmes.

avec mes pensées amicales,

Françoise Urban-Menninger »

*

*

*

linceul de lumière

*

on est suspendu à la mort

sur le fil des mots

où balance le poème

*

le temps est un lièvre blanc

qui court dans les nuages

on ne le rattrape qu’avec le vent

*

on joue à mourir

avec le verbe et le sourire

on s’endort sous la peau des mots

*

pour se réveiller dans le silence

d’un linceul de lumière

que l’âme revêt en rêvant

________________________

*

Françoise Urban-Menninger 

*

Photo Mth Peyrin , Porches & Traboules 2006 (c)

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Eloge du Flou Flottant en Incisions Précises...

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*

Photos Mth PEYRIN  (c)   - Penta di Casinca 2006  CORSE - "Le cimetière de Penta di Casinca possède une curiosité, au-dessus de l'entrée est gravée l'inscription suivante : "oghje a me", et à la sortie : "dumane a te" ( aujourd'hui à moi, demain à toi). "

*

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"Qui peut le plus peut le moins !"

Cela ne se lit pas sous cette forme lapidaire dans les manuels de management . Ca le pourrait de temps en temps. Quand la prose s'impose trop longtemps ,l'envie de concision joue la consciencieuse trouble-phrase...

La perte de sens dans l'aération des  messages-passerelles n'étant plus incontournable, il suffit de lire tous les blancs qui s'affichent entre les signes et s'étirer le cou comme une Oie de légende pour voir  bien au-delà des contingences ...

Geiser pour moi... Jargon pour toi.

Qu'importe dans l'instant.

La lenteur est toujours l'alliée la moins crédible et décevante.

Se comprendre à quart de mots.

Ne pas se comprendre est partie remise, une salve de sursis...

Quand se fomente le retour amont dans les voix craintives...

*

______________________________

( A suivre)

07 novembre 2006

Expo. Aurélie Noël / Armand Dupuy à Sathonay

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***
Exposition organisée par l'association François Dorias,
Mairie de Sathonay-Village
du 11 au 13 novembre 2006
VERNISSAGE le
Samedi 11 novembre à 18h00
Avec présentation du recueil
" malgré tout    avec tout"
aux éditions Sang d'Encre
Et
lectures poétiques

06 novembre 2006

Merci aux Vendangeurs et Vendangeuses 2006 !

Et à Michèle REVERB ‘ELLE la Marraine du Sud , pour sa superbe présence-absence

via son Secrétaire Attentionné :

Date:

Tue, 17 Oct 2006 17:38:28 +0200

De:

LUC BONALDI <luc.bonaldi@yahoo.fr>

A:

cepagepoet@numericable.fr, Michèle Réverbel Tatamimi Tatamimi <mirodal@wanadoo.fr>

Objet:

Michèle Reverb’elle à suivre ? ...

Bonjour à toutes et à tous,

J'utilise lâchement mon secrétaire perso pour le net afin de vous dire que la modernité n'étant pas mon fort mais je suis incapable de communiquer avec vous avec cet instrument.

Que puis-je faire d'autre pour vous ?

Mon facteur est un homme délicieux, il s'appelle monsieur Platon, et se fera une joie de remplir ma (vraie) boîte postale celle en bois en forme de maison  accrochée à mon portail avec des coeurs dessus.

À bientôt de vous lire en vrai !

Michèle Reverbel

LUC BONALDI

luc.bonaldi@yahoo.fr

**************************

EN CONCLURE DONC que MICHELE REVERBEL reste toujours éprise d'ART POSTAL

pour lui écrire, voici l'adresse  :

Michèle REVERBEL-DALMASSO

Chemin des Mûriers

30700  FLAUX

****

Pour ne pas laisser passer trop de temps entre la fin des Vendanges Poétiques 2006 et la vraie lettre que j’avais envie d’envoyer à chacun et chacune d’entre vous ( Vous l’aurez , c’est promis ! ), je prends ma voix de mail pour reconstituer le souvenir agréable et très convivial de la petite communauté virtuelle que vous avez bien voulu constituer de Janvier à Octobre.

           Je  réfléchis déjà sur les modalités de la rencontre annuelle  des Vendanges 2007  qui se dérouleront peut-être à  la M.A.P.R.A  de  LYON ( Plus près des bouchons et de la cervelle de canuts…)  , en Octobre toujours. Plutôt avant la Toussaint, toujours un samedi.

Le thème que je propose  est une tentative de favoriser une convergence entre l’Art Postal réel et l’Art Postal Virtuel sur Internet qui est en pleine expansion. Cette année nous allons continuer encore et encore  à écrire et imager du beau,  du drôle et grave à la fois, dans les registres qui nous permettront d’aller à la découverte de nos écritures singulières, qu’elles soient faites de mots inventés, copiés-collés et des œuvres peinture ou sculpture photographies redupliquées. C’est en allant voir le blog de Sophie Valentin  WASHI que m’est venue cette idée . Elle en serait la  marraine aux obligations virtuelles plus qu’écrasantes.  Je choisis donc de partir de l’un  de ses tableaux pour amorcer la noria des échanges… On se repose jusqu’au 1er Janvier 2007 et après on redémarre jusqu’en Octobre. J’encourage fortement l’échange d’adresses postales en off  pour que l’effet Vendanges donne son plein nectar. Il  suffira ensuite de scanner ce que vous voulez  montrer aux autres Vendangeurs. En cas de trop grande affluence  , d’impossibilité ou de réticence à répondre directement à un auteur de note, les autres internautes sont invités à prendre librement le relais  au gré de leur inspiration.  On en reparlera bien sûr.   J’attends pour l’instant de votre part un petit texte ou un poème qui présentera les Vendanges 2007 telles que vous vous les représentez à partir de ce thème de l’Art Postal du Réel au Virtuel  et vice-versa…

*

Je trouve bien que les Vendanges 2007 soient placées sous la protection de WASHI et de son Baiser de Ciné…

L'ART POSTAL du VIRTUEL

au REEL

Versus

double -sens et colimaçons chantournés à la Poémie Amie...

* Les réclamations sont à faire en triple exemplaire avec un timbre  non virtuel, de collection par préférence. L'Adresse vous sera communiquée télépathiquement. Le Mail est toléré à condition d'y coller une belle image. Directive moi ? Pas du tout ! Pragmatique et Prismatique...

        Tab3_cinema

1.       

*********************************************************************

1.     marie-ange.sebasti@wanadoo.fr    http://www.marie-ange-sebasti.fr

2.        guylaine.carrot@wanadoo.fr   http://www.guylaine-carrot.com

3.        aliseblanchard69@yahoo.fr                    pas de blog      

4.        Jackplaete@aol.com               http://www.editionsangdencre.com                                          

5.        patricia.therry@voila.fr                           fait des blogs pour les autres !

6.        moelamraoui@free.fr                              pas de blog

7.        armand.dupuy@alicemail.fr    http://tessons1.canalblog.com

8.        in-errances@voila.fr       TROTTOIR BLEU         http://in-errances.blog.lemonde.fr/

9.      juliette beaudroit <j.beaudroit@wanadoo.fr>  plusieurs blogs dont    http://www.emerveillements-d-alice.com/       

10.     espacepandora@free.fr   Thierry RENARD        http://espacepandora.free.fr/

11.     dibrazza@wanadoo.fr      http://dibrazza.viabloga.com            blog en hibernation                               

12.     myriade.m@wanadoo.fr  http://lemurmuredesmots.blog.lemonde.fr/lemurmuredesmots/

13.     nicolasgregoire16@yahoo.fr        plus de blog pour l’instant…

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15.     jcb@jcbourdais.net            http://www.jcbourdais.net

16.     mabobinette@voila.fr         http://bobibook.blogspot.com

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18.     jola3@free.fr                                             pas de blog

19.     pascale.arguedas@laposte.net      http://perso.orange.fr/calounet

20.     slauzel <slauzel@voila.fr>              http://detoutderien.over-blog.com

21.     d.marulaz@hotmail.fr                     http://hombredenada.blogspot.com   

22.     richardg@tiscali.fr                         http://richardg.blogs.com/avantlalettre/

23.     segal.mathilde@free.fr             blog ? zazie

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30.     veronique.pulcherie@wanadoo.fr  pas de blog

31.     maviesansmoi@gmail.com    christie vandermeersh  http://vanb.typepad.com/maviesansmoi

32.     Pêle Mail de Francis DROUIN  http://fdrouin.free.fr/wordpress

                                                                      ***************************************

De Mains en Mains, Les Mains de Charles Juliet

App0163jpg_couverture_les_mains_de_cj

Quand les rêves deviennent réalités il faut ouvrir les mains sans avoir peur d'en répandre et d'en perdre les graines de semence. Dans peu de jours le petit recueil ci-dessus sera remis en public (Lyonnais) à Charles Juliet .  Il en connaît l'existence, il en a même lu et commenté les prémisses, mais il ignorait la contagion d'empathie que cela allait générer autour de sa personne et de son écriture. Nous vous reparlerons de cela plus tard. Avec 100 exemplaires numérotés ( et non tous  artisanalement réalisés à ce jour...), ce petit cadeau d'automne ne fera que peu de dépositaires initiés... Mais s'il n'en fallait qu'un, ce serait Charles Juliet, un ami d'écriture et de lecture qu'on vous souhaite à tous et toutes...Les_mains_dcuples_copie

Photo Montage Armand Dupuy à partir du Film de Rodolphe Barry  -Libre le chemin -

_________________________________________________

*

La main                                                               

s’unit

aux lèvres                                                                                            *

absorbant

longuement

*

la carence

lumineuse…

*

A.D.

***

La voix n’était plus vaine des mains la soutenaient

Une en particulier démantela la nuit …

MTh.P .

*

LES MAINS DE CHARLES JULIET - Editions SANG D'ENCRE

Septembre 2006 -  N°ISBN 2- 916292-01 -2

App0162jpg_presentation_livre_de_cj_1   

04 novembre 2006

Histoire de Boutons, Michel Jeannès

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Photo Mth PEYRIN - Albanie 2005 (c)

________________________________

MAIL reçu :

*

Bonjour,
Je construis actuellement le site de la Mercerie, entité
poétique à Lyon. J'apprends à coder en html depuis peu.
J'ai fait un lien sur votre site à propos de Duras. J'aime
bien les citations que vous avez choisies.

Je vois ce lien comme une nécessité d'écriture.

J'espère que
vous ne verrez pas d'inconvénients à ce que j'ouvre

cette petite porte
sur votre cour.

Bien cordialement à vous.

____________________

Michel Jeannès
Chargé de projets artistiques
La Mercerie
572 avenue de la Sauvegarde
69009 LYON
tel: 04.78.27.69.28
*
http://www.lamercerie.eu

*

Sur la côte du Texas

Entre Mobile et Galvenston il y a

Un grand jardin tout plein de roses

Il contient aussi une villa

Qui est une grande rose

*

Une femme se promène souvent
Dans le jardin toute seule
Et quand je passe sur la route bordée de tilleuls
Nous nous regardons

*

Comme cette femme est mennonite
Ses rosiers et ses vêtements n’ont pas de boutons
Il en manque deux à mon veston
La dame et moi suivons presque le même rite


_____________________

Guillaume Apollinaire, Alcools, Poésie, Gallimard, p. 38

01 novembre 2006

Souveraineté du Vide , Lettres d’or, Christian BOBIN

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*

« Je ne sais rien de votre vie, des gens qui vous accompagnent des mots qui vous protègent, des arbres ou des maisons ou de la couleur bleue que vous voyez par vos fenêtres. Je n’imagine rien. Je n’ai rien à vous dire que vous ne sachiez déjà. Si je vous écris c’est pour ne pas cesser d’écrire, jamais, et c’est pur chant, pure célébration du chant, de cette vibration de l’air contre le tympan du cœur .

Si je vous écris, c’est à partir de cette solitude, de ce silence qui mesure notre égalité, notre distance aussi bien. Cette donnée incontournable de la solitude. La mienne. La vôtre. Solitude toujours plus grande, illimitée ».

*

Christian BOBIN, Souveraineté du vide, Folio, 1995,  p . 29

*

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* Tableau peint pour les Vendanges Poétiques par Juliette BEAUDROIT

30 octobre 2006

Autour du vent, à Samira Negrouche, Thierry RENARD

Albanie2_286 ___________________

*

Autour du vent

Séjour à Alger

*

*

*

à Samira Negrouche

*

*

*

« Fraîches nuits d’été.

Fenêtres ouvertes.

Lampes Allumées. »

Raymond Carver,La vitesse foudroyante du passé.

*

*

*

« Notre quête de liberté est noble et grande.

Et tout aussi étonnant est de savoir

Que nous sommes, plus ou moins,

Les créateurs de l’avenir. »

Ben Okri, Combat mental.

*

*

*

Bientôt Alger

*

« J’ai baissé la tête

et j’ai vidé mes yeux »

Abdallah Zrika, Bougies noires.

*

J’ai lu quelques livres dernièrement

Et relu quelques véridiques pages

Cela m’a fait du bien

Relire du Camus du Carver aussi

J’en avais grand besoin

Mais le cœur cependant n’y est pas

Il y a les soucis et ils sont nombreux

Cora et sa mère l’appartement à vendre

Le passeport de Sonia

Un aller-retour pour l’Algérie

Tout ça m'embouteille tout ça me retient

Si je pars et si Sonia reste ici

Cela va mal finir cela est accablant

Partir sans elle c’est partir tout seul

C’est perdre de vue le nécessaire

Ne pas même voir la sortie du corridor

Et je ne peux plus abdiquer

Partir sans elle c’est peut-être un peu

Partir sans moi

*

Loin de Sonia tout semble tellement espacé

Ces jours derniers je suis comme

Un étranger dans ma propre langue

Et ma langue c’est aussi c’est surtout

Mon pays d’origine

À la mairie à la préfecture

On se moque de nous de tout

Il y a plus d’un mois maintenant

Que l’on attend avec Sonia

Déjà plus d’un mois

Et si Sonia ne venait pas avec moi

Et si elle n’était pas à mes côtés dans Alger

Je suis là je suis las la colère ne monte pas

Les mots sont muets les gorges bouchées

Et les larmes au bord des yeux

Plus rien à dire plus rien à faire

À vivre désormais

Le monde pourtant a les jours tranquilles

Les lèvres nues les cuisses serrées

L’attente est un cauchemar sans nom

Et la nuit trop lente jusqu’à l’aube

Me taire oui me taire sur le champ

Sans faire d’histoire et sans pardon

*

*

*

La nécessaire peur

*

« Peur du téléphone qui sonne au milieu de la nuit. »

Raymond Carver, Là où les eaux se mêlent.

*

J’ai dit toutes les lumières et la beauté

D’un second passage à Alger

J’ai dit le bleu de la mer au petit jour

L’horizon calme les collines grisées

J’ai dit encore cette quiétude absolue cette si grande clarté

Mais j’ai dit peur simplement banalement

Peur de mener ma barque en solitaire

Peur d’agir en méconnaissance de cause

Peur d’oublier l’ordinaire le principal peur

De ne pas braver tous les interdits

Peur enfin peur à chaque instant

De ne rien faire ne rien dire de ne pas continuer

Peur de ne pas pouvoir te satisfaire

Peur d’étrangler sans rien tenter nos émotions

Peur de ne plus vraiment savoir partager ni même aimer

Peur tellement de toi de moi de tous

Peur de ne plus nous reconnaître

De ne plus deviner dans la tasse le café

Peur des jours et des nuits sans conséquence

Peur de l’ennui qui bat les tempes

Peur de la chose morte en moi

Peur aux portes du sud un peu avant le mois d’août

Peur de tous les mauvais contes et du grand méchant loup

Peur des soucis de la peur de l’existence tant brimée

Peur oui de la peur qui monte qui gronde

Peur des entreprises glacées peur du monde en somme

Alors relire Carver relire Là où les eaux se mêlent

Poèmes petits ou longs narratifs en tout cas

Alors relire Camus pour ses noces et son retour à Tipasa

Alors relire pour ne plus jamais avoir peur

Mais peur pourtant peur panique

D’être grimpé dans l’avion sans Sonia

Peur dans Alger ma ville blanche et bleue

Peur maintenant de la mer de me noyer

Peur de mes pensées les plus nues

Peur de la mélancolie la plus noire

Peur de ma si « mauvaise réputation »

Et de conserver exagérément mon impassibilité

Peur de définitivement me taire face à l’ennemi de toujours

Peur de ne pas réagir assez souvent assez tôt

Peur d’avoir également les nerfs en pelote

Peur d’avoir les yeux brouillés peur

D’avoir soudain peur de toi de moi de nous

Peur de me faire choper à mon âge quand je vole un livre

Peur pour conjurer le sort comme pour ouvrir le bal

Comme pour ouvrir aussi les bras au ciel

Peur à la hâte à double vitesse sur un coin de table de cuisine

Peur parce que les mots sont inoffensifs et ignorants

Peur la rage au cœur la fièvre au sang

Peur des trèfles à quatre feuilles peur du ghetto parfois

Peur peur peur d’en finir aujourd’hui avec la vie

Peur de la plaie qui suinte de la pluie du beau temps

Peur devant ma voix brûlée mon sexe fatigué

Peur du soleil de la lumière malgré tout

Peur du froid du chaud peur de chaque jour

Peur d’avoir tant attendu en vain

Peur à m’en rompre le cou

Peur

Peur peur

*

*

*

Actualiste

*

« La moitié de vos chances s’évanouissant ainsi, passons

à vos autres sauveurs possibles. »

Albert Simonin, Le Savoir-Vivre chez les Truands.

*

J’en ai écrit des poèmes et quelques proses aussi

J’ai commencé tout ça très tôt

Et très tôt j’ai alterné un lyrisme de circonstance

Avec les banalités les plus plates

Pourquoi ? Simplement parce que comme beaucoup

Je suis double il y a deux identités chez moi

La française ou l’italienne la riche et la pauvre

Puis il y a ce vieux complexe de l’autodidacte

Ce doute toujours présent toujours enfoui jamais défait

Mais je sais lire et écrire comprendre et écouter

J’en ai écrit des choses sans importance

Et cependant je ne suis pas plus mauvais qu’un autre

Avec les ans j’ai appris à me comporter dignement

Dernièrement à Alger où nous étions parmi d’autres invités

À l’occasion d’un festival de poésie en hommage

Au poète Djamal Amrani dont les vers dorénavant nous manquent

J’ai eu d’étranges visions et réalisé quelques découvertes

Les poètes de ces temps sont des lâches ou des imbéciles

Certains dont je ne peux dire les noms méritent le bâton

Papy D. le vieux cabot m’a désagréablement surpris

Pour lui aucun charme car tout est presque nul pour lui

De l’aigreur plus que tout de l’amertume sans doute

Ensuite il y a Jean-Claude l’Affreux le dandy mondain

Surtout le très mauvais poète avec sa tenue post-coloniale

Quelle horreur ses paroles dans le bus pour Sidi Fredj

Mais je n’oublie pas non plus Mimi le Timide ou Mimi le Grincheux

Qui n’aime ni la musique ni les chauffeurs de bus algériens

Lui aussi m’a déçu mais ce n’est encore pas le pire

Il y a les seconds couteaux peut-être pas les moins dangereux

Sympathiques par moments à d’autres plutôt fayots extrêmes

Hamid le Berbère Momo la Langue Liliane l’Homme du Monde

J’ai vu ces gens-là à l’œuvre en lécheurs de culs forcément polis

Il y a six mois d'ailleurs je n’aurais pas osé tout dire

Donc dire des choses légères et méchantes à leur sujet

J’étais poète certes mais point autant actualiste

*

Là-bas nous avons avec Marc Dimitri Julio Jean-Michel

Su diffuser l’ensemble de nos meilleures pensées

C’était début juin à Alger et déjà le bel été

Heureusement là-bas j’ai entendu

Quelques voix fortes et authentiques

Cette fois je les nommerai sans honte aucune

Yanis Yfantis Hassan Taleb Katerina Anghelaki-Rooke

Abdelmajid Kaouah Jabbar Yassin Hussin

Giuseppe Goffredo Giovanni Dettori Patrizia Cavalli

Et si je n’ai rien dit de Pierre-Yves le Malin et de Salah le Libanais

C’est qu’il n’y a rien à dire ou à redire sur eux

Malheureux poètes aux gestes méconnaissables

Tout le monde n’a pas forcément de la classe

Le clin d’œil facile voire ajusté et la main libre

Pour certains c’est la quête inévitable du pouvoir

De la reconnaissance

*

Ce soir en écrivant je songe à Serge l’Aguicheur

L’ami croisé par hasard dans les ruines de Tipasa

Et avec qui j’ai touché du doigt la stèle d’Albert Camus

Je songe aux poèmes lus et maintes fois relus

De Kateb Yacine Jean Sénac Djamal Amrani

Je songe pareillement à Samira Negrouche

Samira la Bonne Gosse Samira la Belle Plume

Dont les mots déjà dansent sous les yeux   

Jeune très jeune encore et merveilleuse auteure

Dont les mots sont le rythme le souffle même du poème

Samira enfin la tendre annonce de l’aube

Nous y sommes en effet de ce côté-là de la barrière

Nous y sommes debout vivants actualistes !

*

Là-bas j’ai rêvé les yeux ouverts le cœur tranquille les bras offerts

Les bras tendus j’ai rêvé comme je rêve parfois de mon Italie

Pays où je me retrouve en fait juste derrière chez moi

C’est un peu ça la poésie un autre monde un autre temps

D’ailleurs je m’égare en ce moment je me perds littéralement

Ce qui m’a le plus manqué à Alger eh bien c’est Sonia

Mais je ne désespère pas de retourner avec elle là-bas

Là-bas il y a toute une affiche et une aurore débutante

Voilà j’ai tout dit je crois j’arrête d’écrire et je me noie

J’aurais parfaitement pu rester muet ou innocent

Cela toutefois n’était pas inscrit dans l’air du temps

Dans le sens du combat voire du mouvement

J’aurais pu j’aurais pu mais la vérité est une promesse

Et je ne pouvais pas me taire plus longtemps

J’en ai écrit des poèmes et quelques proses aussi

J’ai commencé tout cela fort tôt.

*

Saint-Fons, le 29 juin 2006

*

*

*

À présent

*

« La nuit, pour moi, c’était la confusion dans laquelle je me débattais.

Cette confusion a pris fin. »

Charles Juliet, D’une rive à l’autre.

*

Au fond c’est vrai j’écris relativement peu

Mais j’ai pourtant le sentiment profond

D’être toujours en train d’écrire

D’être le plus souvent attentif sur le qui-vive

De guetter le moindre murmure et le plus faible écho

Je suis ainsi le monde bouge et je change moi-même

C’est un fait et depuis Lénine chacun le sait

Les faits sont têtus !

Je bouge et je me bouge je ne reste pas en place

Il me faudrait la joie et le bonheur à dispenser

Les poètes entre eux ne s’aiment pas beaucoup

Ils ne se causent pas ou bien alors très peu

Et quand ils s’entendent ils ne s’écoutent pas

Tous ces mots toutes ces paroles

(Et dans tant de langues si différentes

Mais à la fois si singulières)

M’encombrent la tête

*

Tout est encore dans le monde

Entre les bras tantôt largement dépliés du monde

Et tantôt fermement verrouillés

Tout est donc dans tout

Et le vrai est un moment du faux

Un moment du faux

Tipasa moi j’ai adoré ça

Mais je ne sais pas trop comment

Je vais pouvoir commencer à commenter ou raconter

Mon dernier séjour à Alger en des termes intelligibles et récents

Au fond tout est toujours assez nouveau pour moi

Et mes ouvrages désormais sont de l’histoire ancienne

*

Saint-Julien-Molin-Molette, le 1er août

*

*

*

Une vie plus tard

*

« Mais lorsque je lui dis

qu’il est de ces heureux à avoir vu l’aurore

sur les plus belles îles de la terre,

au souvenir il sourit et répond que le soleil

se levait sur un jour qui pour eux était vieux. »

Cesare Pavese, Travailler fatigue.

*

Aussi loin que je remonte dans le temps

Je croise des sourires amicaux et des regards bienveillants

Bien qu’étant d’un milieu plutôt modeste

J’ai eu une enfance et une vie heureuses après tout

J’ai flâné j’ai erré et je me suis dispersé

Chez nous « au quartier » à cette époque aucune

Supercherie et pas non plus de distinctions raciales

Uniquement des êtres à part entière

Ce que j’ai enduré c’est seulement le mal que je me suis fait

Et mes échappées existentielles n’ont concerné que moi-même

Puis il y eut l’Algérie

Terre promise portée par le puissant souffle de la jeunesse

L’Algérie jolie terre d’amour ayant cessé d’être lointaine

Grâce aux compagnons de rue aux camarades de jeu

Garçons et filles

Dans l’amitié virile comme dans le transport amoureux

*

L’Algérie la fascination du mystère

L’enchantement simple et la pensée de midi

L’Algérie j’en savourais les arômes j’en humais les parfums

Et j’en entrevoyais les sables et les palmeraies

Les aurores et les soleils couchants

Mais c’est encore le souvenir grossier d’un Arabe

Se perdant dans l’ondulation d’une dune

Le chant chantait alors la joie ruisselante

Mais ce fut surtout la mer la mer au plus près

Berceau de mon cœur patrie pour moi sans dieu

Terre offerte à tous les assauts et à tous les ravissements

*

J’ai aimé ce pays que j’aime encore aujourd’hui

Une vie plus tard

Je l’ai aimé dressé rebelle herculéen et digne

Pourtant je l’ai cru malade à plusieurs reprises

L’Algérie

Le sirocco maintenant les fenêtres closes

L’après-midi sans hâte dans les ruelles sombres

*

Désormais le scrupule s’installe

Jusqu’à se frayer un passage sous un soleil de plomb

Et je n’ignore plus où se tiennent les secrets les mieux gardés

*

Ventimiglia, le 11 août

*

________________

THIERRY RENARD

Inédits 

TABLEE DE VENDANGES POETIQUES

Automne_2006_photos_mth_peyrin_copie_int_2

*

ils lui ont dit : tu étais bien là, dans ton nid de silence

*

tu avais l'air d'un paquet de neige sur le seuil de la porte, d'un livre refermé sur une image, d'un trait de lune dans la nuit.

*

tu avais l'air d'une chambre désertée, d'une île qui s'est perdue, d'un concert pour sourds.

*

tu avais l'air d'une sentinelle, d'une lueur à la fenêtre, d'un chat endormi.

*

mais ils ont dit aussi : on a ouvert porte et fenêtres, on a réveillé le chat et le chien, on t'attend ....... elle les a crus !

*

_________________Lucie Petit [c] 29 Janvier 2006

*

On est très, très, très fatigués...Mais

Heureux en plein

de la réussite de la deuxième édition des Vendanges Poétiques qui s'est déroulée à PANDORA ( Vénissieux Rhône ).

Bien des anecdotes à raconter...  Mais avant tout des remerciements chaleureux à tous les participants et un coup de chapeau phénoménal à tous les Vendangeurs et Vendangeuses lointains qui ont su venir jusqu'à nous. Il me faudra quelques jours pour  mettre en ligne les impressions et les traces de ces si bons moments de convivialité et de connivence poétique...

En avant première, voici un extrait de la tablée vigneronne version  aérienne... ( Mais sans avion...).

Que vis-je d'en haut-je ?

Des mains... des mains... des mains... les mêmes qui ont touché les livres juste avant... les victuailles... Bel exemple de Savoir-Vivre et de Savoir-Lire... C'est promis : l'Année prochaine on recommencera ! 

Le thème 2007 qui a fait l'objet d'un  débat  extrêmement vivace mais pas encore contesté* sera :

_________

L'ART POSTAL du VIRTUEL au REEL

Versus double- sens et colimaçons chantournés à la Poémie Amie...

__________

* Les réclamations sont à faire en triple exemplaire avec un timbre  non virtuel, de collection par préférence. L'Adresse vous sera communiquée télépathiquement. Le Mail est toléré à condition d'y coller une belle image. Directive moi ? Pas du tout ! Pragmatique et Prismatique...

25 octobre 2006

Les Mains de ma Mère, Sylvie LAUZEL

Les_mains_de_ma_mere

___________________

photo et texte sylvie lauzel

*

*

*

mon bonheur c’est vous

mon cœur est gros

à cause de mes chagrins

mais

dans ce petit coin moelleux

je garde le souvenir de vous

de vous que j’aime tant

et qui n’êtes plus là

ou de vous qui êtes trop loin

mon cœur est gros

et mon âme dit à mon cœur

qu’il ne faut pas qu’il pleure

parce que c’est grâce à vous

qu’il est si doux

que c’est parce que vous êtes là

dans ce cœur qui bat fort

que c’est parce que vous vivez

remuez dans ce cœur si gros

si lourd parfois

qui chavire

et mon âme aussi

que je vis et souris

car tant que vous serez là

tout au fond de moi

et que j’entendrai votre voix

je vivrai et je sourirai

mon bonheur c’est vous

                                             

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AUTOUR DE CHARLES JULIET Découverte de l'Oeuvre